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Si on voulait vraiment changer les choses
Quel thème n’aurais-je pas dans le passé abordé qui comblerait l’attente des lecteurs ? Vais-je encore leur dire que tout ne va pas au mieux dans le monde de l’architecture, vais-je encore leur rappeler que les loups sont au coin du bois et que pour résister à ces meutes ils feraient mieux de se regrouper que d’errer solitaires tels le petit chaperon rouge ! Ah oui ! j’aimerais tellement dire que ce monde de brutes se mute enfin en paradis sur terre où chacun a trouvé un toit, salue aimablement son voisin de palier, remercie son architecte qui lui a offert cet espace amène contre des honoraires qu’il n’a pas volés.
Comme il serait doux pour chaque architecte d’accéder à une commande sans plus avoir à composer des candidatures sans jamais être autorisé à concourir !
Comme il serait bon d’être jugé pour son art plutôt que pour son chiffre d’affaires !
Comme on dormirait en paix de n’avoir plus à se laisser aller au dumping des honoraires, à penser à certains architectes d’un pays voisin qui prennent des projets pour un euro (vous avez bien lu : un euro !) et qui bien sûr se plantent en même temps qu’ils dévalorisent leur métier.
Comme il serait bon d’avoir dans son escarcelle un peu plus que les 3000 oeuros par mois, malheureuse réalité moyenne des gains à ce jour !
N’imaginez pas que vous pourrez aller demander de l’aide à votre ministère de tutelle…
À la Culture on ne s’occupe plus de la profession, mais essentiellement du patrimoine !
Ne croyez pas les politiques qui vous disent combien ils comptent sur notre expertise pour un avenir durable de nos villes quand Monsieur BARNIER, député européen et responsable à Bruxelles de la directive qualification professionnelle envisage de réduire les études d’architecture de 5 à 4 ans avec l’ambition de mettre plus d’architectes sur le marché européen alors que près de 30% des 450 000 architectes d’Europe sont sans travail !
Décidément, il est difficile d’entrevoir le paradis !
On pourrait peut-être quand même faire un petit effort, par exemple se dire que l’on n’est pas seuls au monde et considérer qu’un dialogue constructif avec nos partenaires de la maîtrise d’oeuvre pourrait être bénéfique face à une attitude de plus en plus agressive de la maîtrise d’ouvrage.
On pourrait faire un effort pour expliquer à ceux qui ne l’auraient pas encore compris et aux élus en particulier que notre réelle compétence pourrait être bénéfique pour l’avenir de notre environnement.
On pourrait encore dénoncer utilement les avalanches de normes et de labels qui s’imposent à nous et brident notre capacité d’invention.
On pourrait, on pourrait…
Si on voulait vraiment que ça change !
Que reste-t-il de la LOI MOP ?
P. 6
Le Comptoir de la maîtrise d’oeuvre
P. 7
Pour une architecture solidaire
P. 9
Le logement social
2 – POUR UNE POLITIQUE DU LOGEMENT SOCIAL.
P. 12
Le C.I.A.F
Le congrès de l’UIA - Objectif TOKYO 2011
P. 14
Règlementation handicapés : des améliorations en vue
P. 14
Permanence de conseil aux entreprises d’architecture
P. 15
L’architecte et l’hyperspécialisation